Bureaucratie & Mondes patronaux

Sociologie des élites bureaucratiques & des mondes patronaux
Lobbyists & bureaucrats in Brussels
Routledge, 2018
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En 2018, j'ai publié chez Routledge une traduction en anglais (remaniée et actualisée) de mon enquête sur les rapports en représentants d'intérêts et bureaucrates de la Commission.

Cet ouvrage propose une histoire et une sociologie des rapports entre les responsables de la Commission européenne et des salariés des "business associations" opérant sur Bruxelles. Il repose sur une série d'archives officielles des institutions européennes, des données statistiques sur les stratégies des firmes, une soixantaine d'entretiens et des observations des réunions internes de lobbys de différents secteurs économiques (CEFIC et autres)...

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Les Courtiers du capitalisme.
Milieux d'affaires et bureaucrates à Bruxelles
Agone, 2015

Cet ouvrage publié en septembre 2015 aux éditions Agone est tiré de mon Habilitation à diriger des recherches soutenue en mars 2015 à l'Université Versailles-Saint-Quentin.

A partir d'archives inédites et d'observations réalisées auprès des lobbys patronaux, ce livre analyse les relations qu'entretiennent les représentants des intérêts économiques avec les agents de la Commission européenne. Pour parvenir à leurs fins, les lobbyistes doivent se fondre dans les logiques de productivité de l'administration communautaire  les plus grandes firmes apprennent à manier le jargon des technocrates pour maintenir leur position et enrôlent des experts scientifiques pour répondre aux attentes pratiques de tel ou tel chef de bureau. Les liens intimes qu'entretient le capitalisme avec la bureaucratie se voient ainsi quotidiennement réactualisées.

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Sociologie des élites contemporaines
Depuis 2010

Depuis 2012, j'anime à l'EHESS un séminaire intitulé "Sociologie des élites contemporaines" qui revient sur l'actualité de la recherche sur ces sujets. J'ai également publié une série de contributions sur ces enjeux tirées à la fois de mon travail sur les hauts fonctionnaires français et Bruxelles :

• S. Laurens, « ’Pourquoi et comment poser le questions qui fâchent ?’ Réflexion sur les dilemmes récurrents que posent les entretiens avec les imposants », Genèses, n°69, 2007, p. 112-127.

- S. Laurens, Francis Marchan et Mathieu Van Crinkingen. « Il faut de tout pour faire un monde clos : genèse et délimitations symboliques du quartier européen de Bruxelles », Actes de la recherche en sciences sociales, n° 195, 2012, pp. 78-97.
 

- S. Laurens, « Des entre-soi « cosmopolites » aux sociabilités intenses ? Enquête sur l’individualisation paradoxale de la pratique sportive dans un club bruxellois », Regards sociologiques, n°43-44, 2012, pp.35-59

- S. Laurens, « Dans les pas d’un ministre, dans les rouages d’un ministère », Temporalités, vol. 23, 2016.

- S. Laurens, « Retour sur une case blanche. Eléments de morphologie des cabinets ministériels français dans la décennie 1970 », in J-M Eymeri-Douzans, Xavier Bioy et Stéphane Mouton, Le règne des entourages. Cabinets et conseillers de l’exécutif, Paris, Presses de Sciences Po, 2015, pp. 391-407.

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Apprendre
le travail
Agone,2011
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Ce numéro de revue que j'ai coordonné avec Julian Mischi revient sur les rapports entre Etat, école et mondes patronaux. Il fait suite à la parution en français de l'ouvrage de Paul Willis, Learning to Labour sous le titre "L'école des ouvriers" que nous avons également préfacé et postfacé.

Les discours sur la "professionnalisation", la nécessaire ouverture de l'école sur l'entreprise masquent des liens plus ordinaires et intimes qui se tissent entre l'école et le monde du travail. Or les élèves sont rarement suivis au travail par les pédagogues et les spécialistes de l'école et, réciproquement, les travailleurs rarement suivis en amont à l'école par les sociologues du travail. Dès lors, le rôle joué par l'école dans la préparation aux tâches productives, les correspondances entre le rapport à l'école et le rapport au travail des enquêtés suivis par les études officielles restent un point aveugle. Ce dossier, une préface et une postface à l'édition française reviennent sur la façon dont les représentations des différents types de tâches et la division sociale entre 'intellectuel' ou 'manuel' sont progressivement intériorisées au fil des cursus.

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Autres publications sur le patronat européen
Depuis 2010

J'ai contribué depuis 2010 à plusieurs publications collectives sur le patronat. Notamment celles mentionnées ci-dessous :

- S. Laurens, « Astroturfs et ONG de consommateurs téléguidés à Bruxelles », Critique Internationale, 2015, n° 67, pp. 83-99.


- Avec Francis Marchan. « Traiter des « masses » de données prosopographiques par la numérisation d’annuaires : entre espoirs et vertiges », BMS, Bulletin de Méthodologie sociologique, n° 113, juillet 2012, pp. 53-65.
 

- Notice « Lobby » in E. Henry, C. Gilbert, J-N Jouzel, P. Marichalar, Dictionnaire critique de l’expertise, Paris, Presses de Sciences Po, 2015.
 

- « L’espace des organisations patronales européennes aujourd’hui », in Hélène Michel (dir.), Représenter le patronat européen. Formes d’organisation patronale et modes d’action européenne, Bruxelles, PIE Peter Lang, 2013, pp. 45-65.

- Avec Hélène Michel, « Socio-histoire d’un espace de représentation européenne des intérêts patronaux (1960-2004) », in Hélène Michel (dir.), Représenter le patronat européen. Formes d’organisation patronale et modes d’action européenne, Bruxelles, PIE Peter Lang, 2013, pp. 23-45.

 

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Les entrepreneurs de la 'Nouvelle entreprise'
Sociétés contemporaines 2013
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En 2013, j'ai coordonné avec Isabel Boni ce dossier de la revue Sociétés Contemporaines sur les "entrepreneurs de la nouvelle entreprise"

 

 

Le « nouvel esprit du capitalisme » (Boltanski et Chiapello, 1999) charrie avec lui de nombreux discours sur ce que devrait être aujourd'hui « l'entreprise » : consciente de sa responsabilité sociale, notamment en matière d'environnement, soucieuse des inégalités femmes/hommes et de la « diversité » ouverte aux « enjeux européens » ou bien encore soucieuse de la satisfaction de ses consommateurs et de la « qualité » de ses produits. Ces discours qui circulent très largement dans le monde économique mais aussi dans l'espace public ne sont cependant pas qu'un « air du temps » ou un Zeitgeist. Une série de dispositifs, d'institutions sociales assurent leur diffusion et des acteurs sociaux tirent de leur mise en circulation un certain nombre de ressources économiques et de profits distinctifs. Productrice de biens marchands et de services, l'entreprise est ainsi aussi productrice de biens symboliques « sur » mais aussi « pour » elle-même, des biens symboliques qui ne sont pas fabriqués ad hoc, mais mis à disposition par un vaste champ d'intermédiaires spécialisés.

2 Les contributions réunies dans ce dossier se donnent donc pour terrain d'enquête cet espace dans lequel se concrétisent les « écritures institutionnelles des entreprises » (Villette, 2011). Elles analysent comment certains des topiques aujourd'hui familiers des discours sur l'entreprise s'enracinent dans des espaces professionnels concrets (le consulting, le lobbying, le management...), des pratiques (l'édition de livres, l'organisation de colloques, la médiation entre concurrents économiques, la promotion auprès de l'État de nouveaux dispositifs administratifs...) et s'incarnent dans des acteurs sociaux soucieux de se parfaire à des modèles d'accomplissement professionnels.

L'introduction est disponible sur Cairn.

 

​Dans ce numéro je rédige également une contribution sur les confédérations patronales européennes face aux effets de la concurrence économique :

- « Make it EU friendly : Les entrepreneurs du « patronat européen » face aux effets de la concurrence économique », Sociétés Contemporaines, vol. 1, n° 89, 2013, pp. 17-46.

​​- Savoir Agir numéro 10 : Figures Patronales

Sur le même sujet, voir également ce numéro de la revue Savoir / Agir que j'ai coordonné avec Hélène Michel et qui revient sur la polysémie de la catégorie de patron et montre la diversité de ses incarnations et de ses usages.

Le 'patronat' n'est souvent connu qu' à travers quelques noms (Laurence Parisot, Ernest-Antoine Seillièe...) et quelques sigles comme le Medef. Mais que savons-nous de ceux que l'on nomme les "patrons" ou qui se définissent comme tels ? A la définition donnée par le marxisme et basée sur la "propriété" des moyens de production correspondent dans les faits des figures collectives très diverses depuis le patron top manager du CAC 40 qui gère sa carrière en circulant d'entreprise côtée en entreprise côtée sans pour autant posséder une part importante du capital de ces dernières jusqu'au restaurateur, patron de PME... Peut-on les considérer ensemble et au même titre ?

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